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Lettre au G20 : le numérique peut répondre aux défis planétaires

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Les individus, la planète : une prospérité commune. Il est grand temps d’agir pour exploiter le potentiel de la numérisation afin de répondre aux enjeux internationaux et aux priorités énoncées par le G20.

President & CEO of Ericsson

Börje Ekholm, G20

President & CEO of Ericsson

President & CEO of Ericsson

La transformation numérique est un moteur, à l’échelle mondiale, de la croissance économique durable, un levier fondamental dans la lutte contre le réchauffement climatique, et un puissant vecteur d’inclusion sociale. Il est temps d’agir pour accélérer la numérisation et étendre son potentiel afin de répondre aux priorités établies par le G20 Italie, mais également aux défis nationaux et internationaux. Tel était mon message lors du sommet du B20 (Business 20) à Rome, la semaine dernière. 

En tant que co-président du Groupe de travail sur la Transformation Numérique du B20, c’était un honneur pour moi de contribuer à la rédaction du Règlement de la Transformation Numérique, aux côtés de plus de 100 représentants du monde des affaires. Le document, présenté devant des ministres en amont du sommet du G20, qui se tiendra à la fin du mois d’octobre, préconise quatre recommandations aux leaders du G20. Ces recommandations, détaillées dans le présent article, visent à encourager la numérisation et à accélérer la création d’un futur commun, durable, et prospère.

Améliorer la connectivité 

Une connectivité très performante et efficace d’un point de vue énergétique est la condition sine qua non de la transformation numérique. En effet, elle ouvre la voie à des technologies révolutionnaires qui viennent enrichir le réseau ; elle permet de mener à bien les programmes numériques verts, et est nécessaire si nous souhaitons donner des opportunités aux 3,7 millions de personnes ne bénéficiant aujourd’hui pas de la connectivité. Promouvoir l’investissement privé dans les infrastructures d’avenir à fortes capacités, telles que la 5G, et accélérer leur mise en place tout en assurant qu’elles sont accessibles au maximum de personnes possibles, tels sont les piliers notre première recommandation, sans doute la plus fondamentale. 

Le cas des investissements est clair. L’UIT estime qu’au cours des dix années à venir, il sera nécessaire d’investir 428 milliards supplémentaires dans la technologie, afin d’équiper les populations non connectées en haut-débit de qualité d’ici 2030. Nous constatons également qu’à chaque fois que la pénétration du haut-débit dans un pays augmente de 10 %, le PIB national augmente en moyenne de 1,5 %. En ce qui concerne le réchauffement climatique, la technologie, souvent connectée, peut potentiellement contribuer à réduire de 15 % les émissions de CO2 d’ici 2030

Les gouvernements et le monde de l’industrie doivent s’allier pour y parvenir. L’industrie est prête. Le règlement appelle les dirigeants à faire de l’accès au haut-débit la priorité des efforts de développement économique, et à favoriser l’extension des réseaux du secteur privé. Il appelle également à confronter les obstacles au déploiement, tels que les délais d’obtention de permis, l’application des règles d’urbanisme, la tarification et l’allocation des spectres. En outre, le règlement invite à créer un climat propice à l’investissement, dans lequel la neutralité de la technologie ou des fournisseurs prévaut, et où les marchés, plutôt que les gouvernements, décident quelles seront les technologies gagnantes, grâce une concurrence équitable. 

Favoriser le développement et le déploiement de nouvelles technologies 

Les nouvelles technologies numériques, qui dépendent pour beaucoup des réseaux, telles que l’IA, l’IoT, le cloud ou l’edge, progressent rapidement. Cependant, l’inégalité des efforts de R&D à l’échelle mondiale et le manque de connaissance du potentiel de ces technologies sont autant de facteurs parmi tant d’autres qui empêchent leur extension. La recommandation est de favoriser le développement et le déploiement de ces nouvelles technologies numériques, notamment en promouvant des cas d’utilisation multiples. 

Etablir la confiance dans le numérique 

Avec la rapidité du progrès technologique, les principes réglementaires sont souvent décalés, ce qui créé des déséquilibres compétitifs sur les marchés et dans les industries. En même temps, le développement du numérique, et la croissance exponentielle des données multiplie les atteintes à la vie privée et les menaces de cybersécurité. 

La confiance dans le numérique varie dans le monde, et le Groupe de Travail recommande d’harmoniser les principes règlementaires à l’échelle mondiale. Cela permettrait d’assurer une compétitivité équitable, des marchés efficaces, tout comme de renforcer la cybersécurité et la protection de la vie privée. Nous recommandons également de mettre en place des cadres règlementaires interopérables ainsi que des normes communes pour faciliter les flux transfrontaliers. 

Renforcer les compétences numériques 

Sans compétences numériques, la connectivité, les nouvelles technologies et la confiance n’ont que peu de valeur. La quatrième recommandation incite donc fortement les membres du G20 à encourager la société à devenir plus inclusive et à accueillir les nouvelles technologies, dans laquelle les lacunes en matière de compétences numériques sont répertoriés, les salariés futurs et actuels sont formés, améliorent leurs compétences ou acquièrent de nouvelles compétences pour appréhender le nouveau monde du travail. Entre autres, le Règlement demande à ce que des stratégies nationales soient mises en place pour pallier aux lacunes en matière de compétences numériques et pour améliorer les compétences numériques des élèves et des professeurs à l’école et à l’université. 

Compte du fait que nous estimons que d’ici 2030, les deux tiers des actifs dépendront de la connectivité 5G, il est essentiel que nous nous efforcions de réduire la fracture en matière de compétences numériques et que nous luttions contre l’exclusion numérique. 

Du fait de la vitesse à laquelle se produisent les changements, qu’il s’agisse de l’IA, de la robotique ou du développement d’applications, les institutions académiques auront nécessairement besoin du soutien du secteur de l’IT pour développer l’apprentissage numérique au-delà du niveau de base, et pour permettre aux étudiants d’aller au-delà des connaissances théoriques. La collaboration entre les acteurs privés et publics sera déterminante. 

Le programme Ericsson Educate est un exemple de tels partenariats. Appliqué à plusieurs pays et en partenariats avec les écoles, universités, et les centres d’apprentissage communautaires locaux, il vise à partager les compétences que nous avons en interne à un public extérieur, de manière à répondre aux exigences de compétences auxquelles seront confrontés les salariés de demain. 

Et après ? 

Le G20 s’efforce de « réduire la fracture numérique et de permettre à tous de bénéficier de la numérisation, d’améliorer la productivité, et, en bref, de n’exclure personne ». Un tel travail et une telle ambition sont louables, et sont soutenus par les entreprises, par le biais de contributions telles que celle du B20, notamment. 

Je me réjouis de ce travail acharné et des engagements pris par les pays du G20 et le monde des affaires à l’international, qui œuvrent à la création d’un futur plus durable et plus prospère pour tous. 

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