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Faire de la médecine à distance une réalité grâce à la 5G

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L’Histoire nous a prouvé que les épidémies et les pandémies constituent une menace sérieuse et peuvent avoir un énorme impact et ce, même dans les pays développés. Un suivi rapide et coordonné est essentiel face à l’impact mondial des maladies infectieuses telles que la COVID-19, la grippe pandémique, la grippe aviaire, la grippe porcine ou encore Ebola. C’est pourquoi le programme ‘Catalyst’ du TM Forum existe- projets de proof-of-concept développés en collaboration par les membres du TM Forum. Ces projets rassemblent des entreprises, grandes comme petites, afin de co-créer des solutions innovantes pour répondre aux défis importants de l'industrie. Ce programme a donné à Ericsson et à d'autres grands fournisseurs de services de télécommunications l'occasion d'étudier en détails comment les télécommunications peuvent aider le secteur de la santé grâce aux capacités requises pour créer un réseau mondial pour les soins de santé.

Principal Consultant

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Au cours des trois dernières années, Ericsson a collaboré avec de nombreux fournisseurs de services pour mettre au point un réseau mondial pour les soins de santé : Orange, NTT, Vodafone, Verizon, Deutsche Telekom, TIM, Telus, Telenet, Chunghwa Telecom, British Telecom, Du, Hong Kong Telecom, Sparkle. De plus, un certain nombre de fournisseurs partenaires :  Amartus, Infosys, EXFO, IOTA, BearingPoint//Beyond, ainsi que des médecins et des universités :  Università degli studi di Milano, Université de Paris Ilumens Medical department et Meiji University à Tokyo, ont collaboré afin de concevoir et confirmer les exigences d'un point de vue commercial et technique.

Le résultat : un environnement tourné vers l'avenir qui aide les professionnels de santé à interagir les uns avec les autres à l'échelle mondiale, ce qui permet de réagir et de partager les services médicaux le plus rapidement possible lorsqu'ils sont le plus nécessaires. Les noms des catalyseurs reflètent cette vision futuriste qui ne sont pas sans rappeler "Blade Runner" (2018), "Skynet" (2019) ou encore "Ghost in the shell" (2020). Les groupes qui travaillent sur ces projets ‘Catalyst’ ont analysé différents aspects du réseau mondial afin de fournir un schéma directeur de haut niveau, basé sur des normes industrielles et des initiatives telles que Telemanagement Forum Frameworx, Open Digital Architecture (ODA) et OpenAPI, ONAP, GSMA NEST, MEF LSO et TOSCA service modelling.

L'analyse est passée par plusieurs phases. Plus nous analysions le besoin, plus nous comprenions que l'aspect technique n'est qu'une partie du problème.

  1. Nous ne savons pas où et quand une pandémie peut se déclencher, ni quand et où une épidémie va se produire. Cela signifie que les prestataires de services, les hôpitaux et les universités doivent être prêts avant que l'événement ne se produise. Par conséquent, cela signifie que pour faire face à l'urgence, le modèle économique quotidien doit être durable (et rentable !) afin que tous les éléments soient en place à l'avance.
  2. Les médecins et les universités de médecine ne connaissent pas ou ne se soucient pas des capacités des télécommunications. Ils connaissent les services médicaux et parlent le langage médical. C'est pourquoi toute plateforme utilisée, aussi complexe soit-elle, doit leur fournir une interface qui adhère au langage qu'ils connaissent et qu'ils souhaitent utiliser.
  3. Les gouvernements réglementent de manière stricte les services de santé. Ces réglementations passent généralement par des appels d'offres gouvernementaux dont la finalisation peut prendre des années. Une raison de plus pour se préparer à l'avance à aider les soins de santé en cas d'urgence mondiale.
  4. Le véritable progrès que nous pouvons apporter concerne les capacités médicales réelles. Actuellement, il n'est pas possible d'accéder aux connaissances médicales d'un autre pays aussi rapidement que souhaité. Un médecin doté des capacités adéquates pourrait être disponible dans un autre pays, et il pourrait potentiellement effectuer une opération à distance ou enseigner à des étudiants, mais le protocole de communication actuel ne peut le lui permet pas. Aujourd’hui, il doit donc être contacté et se rendre physiquement à l'endroit donné, ce qui peut facilement prendre plusieurs jours, quand cela est possible. Avec notre approche et le 5G network slicing, nous pourrions réduire cette connexion à quelques minutes, en utilisant la technologie disponible aujourd’hui.
  5. Le Network Slicing et les ressources nécessaires à ces services inter-opérateurs performants sont coûteux. Elles ne peuvent pas être pré-allouées en attendant que quelqu'un les utilise, mais elles devraient idéalement être utilisées uniquement lorsqu'un client en a besoin. C'est ainsi qu'est né l'objectif de disposer de Network Slicing à la demande et dédiée à un client.

Ces réflexions nous ont poussés à concevoir une architecture interconnectant les hôpitaux et les universités du monde entier qui utilise les capacités avancées des réseaux des opérateurs de services.

De plus, nous avons interrogé les utilisateurs finaux, ceux qui travaillent et développent les applications médicales. Nous nous sommes rendu compte qu'ils s'appuient actuellement sur les meilleures performances des réseaux. Leur approche est la suivante : si mon réseau est trop lent (en raison de la latence), il me faut davantage de bande passante !

S'il est évident pour les professionnels que la bande passante et la latence sont des paramètres liés mais sans lien entre eux, on comprend mieux pourquoi ils agissent ainsi. Les appareils sont connectés à un réseau Wi-Fi local, et l'on croit que la capacité de celui-ci n'est pas suffisante, d'où la volonté de vouloir augmenter la bande passante. Cela nous amène à deux problèmes principaux :

- Les appareils médicaux doivent être connectés directement au réseau 5G pour fonctionner correctement ;

- Les hôpitaux et les universités doivent être informés du potentiel de la 5G et du découpage du réseau afin de mieux orienter leurs investissements. S'ils ont besoin d'une latence plus faible pour certaines applications (par exemple, la chirurgie à distance), ils doivent passer un contrat en ce sens.

L'autre aspect crucial pour notre catalyseur était lié à l'interconnexion réelle des points finaux. Si, dans le meilleur des cas, les deux points d'extrémité, hôpitaux ou universités, peuvent être gérés par le même fournisseur de services, dans le pire des cas, ils peuvent se trouver sur deux continents différents et être gérés par des fournisseurs de services qui n'appartiennent pas au même groupe. Nous nous sommes concentrés sur ce scénario, brièvement décrit ci-dessous, afin de clarifier le besoin :

À gauche, nous voyons le demandeur, où se trouve le patient. Il peut s'agir d'une application dédiée aux soins de santé fonctionnant sur un client local, disons à Paris, en France.

Le serveur d'application, à droite, qu'il s'agisse d'une application réelle ou d'un médecin fournissant un service, se trouve dans notre exemple à Milan, en Italie.

L'hôpital local aura un contrat avec un fournisseur de services local (qui dans notre cas était représenté par Orange). Orange maintiendra donc tous les accords de niveau de service du contrat liés à la fourniture du service complet.

Orange aura deux sous-traitants pour ce service spécifique :

  • Un fournisseur de transit
  • Un fournisseur de transit Last Mile

Le fournisseur de transit (dans notre cas, Sparkle) assurera la connectivité entre les deux pays, reliant l'Italie à la France.

Le fournisseur de services Last Mile a la capacité de mettre en place la connexion avec le point de contact final à Milan où se trouve le serveur d'application ou le médecin. Il est important de préciser que les universités et les hôpitaux ont une couverture négociée à l'avance avec les fournisseurs de services, de sorte que le demandeur (Orange) ne peut pas choisir l'opérateur du Last Mile à utiliser, mais doit s'aligner sur celui qui a le contrat pour couvrir le point final.

Dans le prochain article de ce blog, je fournirai plus de détails sur la façon dont nous avons conçu et géré l'interconnexion de ces parties.

 

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