La 5G et l’IoT pour un monde plus durable
Quand j'étais petite, je rêvais d'un monde où la guerre n'existait pas, où personne n'était pauvre ou malade, où la nourriture et l'eau étaient abondantes, où les humains se partageaient la planète de manière responsable tout en s'épanouissant dans la vie. Je n'attendais rien d'autre que des progrès positifs pour l'avenir.
Cette vision enfantine de ce à quoi le monde devrait ressembler m'est revenue à l'esprit il y a peu, lorsque j'ai participé à une réunion sur la cinquième révolution industrielle à travers le prisme de la durabilité, animée par Richard Quest, correspondant économique de CNN. L'une de ses premières questions était de savoir quelles mesures de succès, autres que le profit, les entreprises devront prendre en compte pour contribuer à créer un avenir plus durable.
Pour moi, la réponse est claire : plus que jamais, la durabilité est une priorité absolue pour toutes les grandes entreprises. Le monde dans lequel nous vivons, aujourd'hui a été bouleversé. Nous avons tous été touchés par la pandémie mondiale. Alors que nous commençons à nous remettre de cette crise, nous avons une occasion rare de repartir de zéro et de construire un monde que nous serons heureux et fiers d'appeler notre foyer.
Aujourd'hui, les entreprises, quel que soit leur secteur d'activité ou leur secteur vertical, se préoccupent de leur empreinte sociale, environnementale et économique, et non plus uniquement de leurs bénéfices financiers. Cependant, cela n'a rien à voir avec la charité. Il s'agit de trouver la voie d'une activité durable et créatrice de valeur. Nos clients nous demandent de trouver un équilibre plus harmonieux entre prospérité et responsabilité. Pour conserver et attirer les talents, la finalité et la durabilité doivent imprégner chaque aspect de notre activité. C’est pourquoi la maximisation de la théorie du triple résultat, où le profit, les personnes et la planète définissent le succès est ce qui motive la prise de décision des grandes marques au niveau mondial. Autrement dit, outre le profit, les entreprises doivent également tenir compte de l'impact social et environnemental de leurs activités si elles veulent attirer des clients et des talents ainsi que rester compétitives sur le long terme.
L'époque où la "responsabilité sociale des entreprises" était un outil purement philanthropique ou marketing, voire un mot d'ordre utilisé principalement pour faire briller le logo de l'entreprise, est révolue. En 2021, aucune entreprise désireuse de rester dans la course ne peut se permettre de sous-estimer l'importance de l'intégration de la durabilité dans son modèle économique. Chaque entreprise doit être prête à montrer au public l'empreinte sociale, environnementale et économique qu'elle laisse derrière elle.
Par conséquent, il est essentiel que les entreprises poursuivent un objectif qui va au-delà du simple profit. Cette nouvelle quête de sens pour les entreprises, combinée à une évolution de la réponse politique mondiale en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, constitue une force fantastique pour susciter un changement positif. La création d'investissements indiciels durables a permis une accélération massive des capitaux vers des entreprises mieux préparées à faire face au risque climatique. Entre janvier et novembre 2020, les investisseurs en fonds communs de placement et en fonds négociés en bourse ont investi 288 milliards de dollars à l'échelle mondiale dans des actifs durables, soit une augmentation de 96 % sur l'ensemble de l'année 2019. Plus tôt cette année, le président-directeur général de BlackRock, Larry Fink, a écrit dans sa lettre annuelle aux PDG que la transition climatique présente une opportunité d'investissement historique. Il a également averti que les entreprises qui ne se préparent pas rapidement avec un plan de transition "net-zéro" (neutralité carbone) verront leurs activités et leurs valorisations souffrir. Les parties prenantes perdront confiance dans la capacité des entreprises à adapter leurs modèles économiques aux changements spectaculaires qui s'annoncent. Selon les dernières informations, le président Joe Biden s'engagera à réduire les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis d'au moins la moitié d'ici à 2030, une proposition qui nécessite des changements radicaux dans les secteurs de l'énergie et des transports. Cela implique, alors, une augmentation significative des énergies renouvelables, telles que l'énergie éolienne et solaire, et une réduction considérable des émissions provenant des combustibles fossiles, comme le charbon et le pétrole.
À mon avis, il s'agit d'un message très puissant qui devrait susciter l'encouragement et l'espoir. J'ai récemment découvert un exemple fascinant de ce à quoi pourrait ressembler ce type de transition dont parle M. Fink dans l'industrie sidérurgique - un secteur qui est le plus grand consommateur industriel de charbon, puisqu'il fournit environ 75 % de sa demande énergétique. L'année dernière, la société suédoise H2 Green Steel a été créée pour produire de l'acier à l'aide d'un processus de fabrication sans fossile, qu'elle compte vendre sur les marchés de l'automobile, des transports, de la construction, des pipelines et des produits blancs, entre autres. L'entreprise, dirigée par l'ancien PDG du constructeur de camions Scania et soutenue par des investisseurs dont le fondateur de Spotify, Daniel Ek, investit environ 3 milliards de dollars dans la construction d'une usine de production d'acier dans le nord de la Suède. Cette dernière est alimentée par ce qui est décrit comme la plus grande usine d'hydrogène vert au monde. L'entreprise commencera sa production d'acier en 2024, et d'ici 2030, l'objectif est d'avoir la capacité de produire 5 millions de tonnes d'acier de haute qualité à émissions nulles par an. Ce projet n'est qu'un des nombreux exemples innovants et encourageants de l'appétit croissant des grands investisseurs pour les initiatives de décarbonisation.
La technologie fait l'objet d'une grande attention, de même que le type de solutions technologiques que des entreprises comme Ericsson peuvent proposer pour résoudre les problèmes du monde. Chez Ericsson, nous pensons que la technologie numérique pourrait être l'outil le plus puissant et le plus évolutif dont dispose le monde pour lutter contre le changement climatique. En tant qu'accélérateur, elle a le potentiel de réduire les émissions mondiales de 15 % d'ici à 2030, soit dix fois la propre empreinte carbone du secteur des technologies numériques, qui représente 1,4 % des émissions mondiales. Investir dans une technologie qui peut accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre est donc un facteur clé de succès.
Par exemple, saviez-vous que les technologies 5G ont permis de réduire de plus de 8 % les émissions de CO2 dans le port de Livourne, en Italie ? Imaginez l'impact positif sur les émissions de CO2 qui pourrait être obtenu si les 2 000 ports du monde entier adoptaient la technologie cellulaire pour réaliser des opérations portuaires plus intelligentes.
De l'autre côté du globe, un autre exemple inspirant montre comment la technologie numérique peut contribuer à la réalisation du triple résultat. Plus tôt cette année, l'usine intelligente 5G d'Ericsson au Texas a été reconnue par le Forum économique mondial comme l'une des usines phares du monde, c'est-à-dire des sites de fabrication qui servent de modèles au reste du monde en créant une croissance économique rentable sans augmenter son empreinte environnementale. Notre usine au Texas, qui dessert principalement les clients 5G d'Ericsson en Amérique du Nord, est conçue pour réduire la consommation d'énergie de 24 %, l'utilisation de l'eau à l'intérieur des bâtiments de 75 %, et l'usine fonctionne avec de l'électricité 100 % renouvelable. En raison de la proximité de nos clients américains, l'usine nous aide également à réduire les émissions liées au transport des produits, ce qui est essentiel pour atteindre l'objectif mondial d'Ericsson de réduire l'approvisionnement par voie aérienne de 30 à 10 % maximum.
Un autre objectif mondial que je prends très au sérieux est l'objectif zéro pauvreté et je suis heureuse que la technologie Ericsson ait joué un rôle important dans la réduction du fossé de la pauvreté. Les services bancaires numériques étant essentiels pour réduire la pauvreté dans les pays en développement, il s'agit d'un domaine où Ericsson, en collaboration avec nos clients et les opérateurs de téléphonie mobile, peut avoir un impact grâce à une plate-forme de services financiers mobiles facile à utiliser et sécurisée. En Afrique par exemple, 57 % de la population n'a pas de compte bancaire. Ce manque d'accès aux services financiers entrave alors la croissance et limite les possibilités de créer et de développer une entreprise ou encore de créer des emplois et d'accéder aux compétences et aux connaissances. L'un des moyens pour surmonter ce problème consiste à développer les services bancaires et financiers numériques et sans agence. Pour accroître l'accès aux financements pour les personnes non bancarisées et sous-bancarisées, il est essentiel de promouvoir l'inclusion financière afin d’améliorer la prospérité dans le monde entier. L'exploitation de la technologie pour améliorer la portée et faciliter les paiements numériques peut permettre d'atteindre cet objectif. Notre solution, réalisée en partenariat avec des opérateurs de téléphonie mobile en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, couvre désormais plus de 15 pays et a un impact sur près de 160 millions de portefeuilles, ce qui nous rapproche un peu plus de la garantie d'un meilleur niveau de vie pour tous.
Un autre objectif auquel je tiens, est celui de la faim « zéro ». Pour disposer d'un approvisionnement alimentaire fiable, il est essentiel que les agriculteurs aient accès à une énergie durable et à une eau fiable et propre. En Inde, la technologie d'Ericsson permet de remplacer les sources d'énergie peu fiables pour alimenter les pompes à eau et de trouver des moyens de supprimer leur entretien coûteux pour des millions d'agriculteurs. Grâce à des pompes à eau connectées à l'énergie solaire et gérées sur les réseaux mobiles, Deutsche Telekom IoT et Ericsson IoT Accelerator cela est maintenant possible. Les pompes à eau connectées sont surveillées à distance et assurent un approvisionnement en eau constant tout au long de l'année. Le résultat ? Une énergie durable, une eau fiable et propre permettant aux agriculteurs de récolter jusqu'à trois cultures par an et de gagner des revenus supplémentaires en vendant l'énergie solaire excédentaire au gouvernement, qui recueille des informations pour définir de nouvelles politiques.
L'objectif de l'eau potable et de l'assainissement est en effet, lié à celui de l’éradication de la faim. Dans ce domaine, le manque d'accès facile à l'eau potable purifiée ainsi que l'inefficacité économique et la pollution causée par le transport des bouteilles en verre et en plastique préemballées constituent un soi un véritable défi. En partenariat avec l'opérateur mobile Telenor Connexion et Wayout, une entreprise qui fabrique des micro-usines de boissons durables, Ericsson avec sa plateforme IoT a facilité la production locale d'eau propre et filtrée ainsi que d'autres boissons en Afrique de l'Est. Jusqu'à présent, le projet a eu un impact encourageant : en éliminant la mise en bouteille, chaque micro-usine filtre 70 000 litres d'eau par mois, supprimant ainsi 200 000 bouteilles en plastique. Il évite donc les émissions de gaz à effet de serre dans le processus. Imaginez l'ampleur de l'impact si ce type de solutions pouvait être appliqué à grande échelle !
En tant que maman de deux filles, l'accès à une éducation de qualité est un sujet qui me tient également très à cœur. Les compétences numériques sont au centre de la quatrième révolution industrielle et constituent une condition préalable à l'emploi futur des enfants et des jeunes d'aujourd'hui. Ericsson a donc lancé son initiative Digital Lab Ericsson, en partenariat avec un ensemble d'organisations et de ministères à travers le monde, destinée aux élèves de 11 à 16 ans, afin de les aider dans leurs premières rencontres avec le monde des nouvelles technologies. Jusqu'à présent, des centaines d'élèves se sont familiarisés avec la programmation de logiciels, la robotique et l'automatisation grâce à cette formation gratuite et le soutien psychologique apporté. Afin d’amplifier l’impact qu’à ce programme aujourd’hui, plus de 50 employés d'Ericsson se sont portés volontaires pour devenir formateurs. Dans le domaine de l'éducation, il reste encore beaucoup à faire, mais cette initiative est un bon début.
Je suis dans ce secteur pour avoir un impact réel et significatif à l'échelle mondiale et pour aider à résoudre des problèmes concrets grâce aux solutions technologiques qu'Ericsson peut fournir. Au sein de cette entreprise, plus de 57 000 brevets ont été accordés pour créer des solutions susceptibles de générer un véritable triple résultat. J'ai le sentiment que la plupart de mes plus de 101 000 collègues de cette fantastique entreprise pensent de même - une entreprise sans autre but que le profit est un peu vaine. Alors, utilisons toutes nos compétences et expériences différentes pour innover ensemble avec nos clients et partenaires respectifs dans le monde entier. Intensifions nos efforts pour faire de notre planète un lieu de vie meilleur et plus inclusif, pour notre bénéfice à tous. Ne laissons jamais derrière nous l'ambition que recèlent nos rêves d'enfant, mais continuons à nous efforcer d'en faire une réalité.
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